Lettre adressée à Emmanuel Macron le 06 décembre 2020:

 
  
 
 
 
Monsieur le président,
 
je suis désolée de ne vous écrire que lorsque je suis en colère face à certaines de vos positions (Notre-Dame des Landes, accompagnatrices voilées...). Entre-temps je vous soutenais. Mais là, je suis en plein désarroi.
 
 Vos propos face à Brut sur la police auraient pu être tenus par M.Mélenchon. Il faudrait d'autre part étayer vos chiffres et vos sources: Où? Quand? Comment? Combien?  D'après vous 95% des policiers respectent la déontologie, faut-il en déduire que 5% d'entre eux sont violents? Les contrôles au faciès effectués majoritairement sur des non-caucasiens, faut-il en déduire que la police est raciste?
 
 En outre, vous tenez ces propos la veille d'une manifestation, alors que nous sommes en temps d'urgence sanitaire, quand -comme des millions de concitoyens- je remplis une attestation, que je porte le masque, que je ne vois pas mes enfants ni mes petits enfants...
 
 Il est plus simple d'accuser les policiers que de faire face comme eux tous les jours aux délinquants, gilets jaunes, black blocks et violents extrémistes de tous bords sous les injures et pire (souvenez-vous du Puy-en-Velay) et face au terrorisme.
 
 Pour garder le pouvoir, vous semblez avoir choisi, pour la prochaine élection, d'être un président par défaut: être élu contre un(e) candidat(e) extrême. C'est un peu triste d'en arriver là.
 
 Cordialement,
 
 Annick Pourny
 
PS: Merci monsieur le chef de cabinet de transmettre cette lettre au président avant de me répondre.
 
 
§
 
 
 
 
  


12/02/2021
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